Géant d'acier - animation #2

Épouvante - animation #1


Le Docteur Marey n'a-t-il pas soupçonné que les pennes s'entrouvrent pendant le relèvement de l'aile pour laisser passer l'air, mouvement au moins bien difficile à produire avec une machine artificielle ?

- citation de Jules Verne (Robur-le-conquérant) -

Épouvante - animation #2


L'Epouvante, avec ses ailes battantes « comme un oiseau dont les larges ailes battaient avec une extraordinaire puissance !... ».

Non seulement les ailes de l'engin sont battantes mais en plus repliables dans le plan horizontal et deux fois dans le plan vertical ce qui nécessite une articulation complexe (une articulation de battement et deux articulations de déploiement) qui, de plus, doit être absolument étanche. Une articulation supplémentaire pourrait permettre, selon les besoins de manoeuvre en vol, d'incliner ou de gauchir légèrement chacune des ailes.

Quant aux ailes elles-mêmes, « Grandes ailes rabattues sur ses flancs, à l'état de repos, comme des dérives », j'ai imaginé, en leur donnant la forme générale de celles d'un insecte, de les diviser en secteurs, huit exactement, en comptant la « dérive », articulés sur un pivot commun de déploiement, à la manière des branches d'un éventail.

Ces secteurs, à la fois solides et flexibles, sont rendus solidaires entre eux par un système d'agrafes à ressort s'encliquetant automatiquement lors du déploiement.

J'ai imaginé sur chaque secteur d'aile un panneau ou volet basculant monté sur des paliers sphériques (à cause des torsions que subit l'aile en fonctionnement) et qui laisse passer l'air au moment de la remontée mais se ferme, pour prendre appuis sur l'air, au moment de l'abattée.

- texte de JP Bouvet -

Île à hélice - animation #1


« Le téléphone complété par le téléphote, encore une conquête de notre époque. Si, depuis tant d'années, on transmet la parole par des courants électriques, c'est d'hier seulement que l'on peut aussi transmettre l'image. »

Tous les systèmes proposés pour arriver à un tel résultat, et ils sont complexes, ont au moins en commun trois principes fondamentaux de fonctionnement :

1. La décomposition puis la recomposition de l'image en éléments discrets, points ou lignes.

2. L'utilisation du sélénium qui à la propriété de subir des variations de sa résistance électrique selon l'intensité lumineuse auquel il est soumis, permettant ainsi de traduire les divers éclairements des éléments de l'image en courants électriques d'intensités variables, transmissibles par une ligne téléphonique.

3. L'utilisation du phénomène de la persistance rétinienne qui permet à l'observateur de percevoir une image complète à partir d'une succession rapide de ses éléments discrets.

Ces appareils sont plus ou moins compliqués mais celui qui finalement est le plus simple et le plus rationnel est, sans conteste, le « télescope électrique (Electrisches Teleskop) » imaginé par Paul Nipkow, dont il dépose le brevet à Berlin en 1884. L'originalité et la simplicité de ce système réside, pour l'analyse de l'image au transmetteur et sa restitution au récepteur, dans l'utilisation de deux disques tournant de façon synchrone et percés de petits trous étagés en spirale et donnant ainsi sur une petite surface rectangulaire de visualisation (agrandie ensuite par un jeu de lentilles) un balayage de l'image en lignes parallèles.

Ci-dessus, une séquence enregistrée en 1933, de l'actrice et chanteuse Betty Bolton à la BBC (les raies sont ici verticales, la lentille de visualisation étant placée non sur le diamètre vertical du disque, lignes horizontales, comme dans l'appareil original de Nipkow mais sur son diamètre horizontal).

On retrouvera le téléphote dans la nouvelle de Jules Verne (ou de son fils Michel Verne) « Journée d'un journaliste américain en 2889 ».

- texte de JP Bouvet -

Île à hélice - animation #2


Propulsion : « un puissant système d'hélices placées à proximité des deux ports ». « Des centaines d'hélices ».

Elles peuvent être regroupées sur deux niveaux alternés, en deux lignes, entre chaque port et la ville, sur le petit diamètre de l'île : on obtient ainsi un total de près de 400 hélices. Alors pourquoi ce singulier dans le titre « L'Île à hélice » ?

Pilotage : L'Île à hélice n'a ni gouvernail ni ancre. Pour tourner, il suffit de stopper les hélices du côté où l'on veut tourner, pour s'arrêter il suffit d'inverser la rotation de l'ensemble des hélices (ces élégantes solutions techniques peuvent toutefois devenir extrêmement périlleuses lorsqu'elles tombent aux mains de dirigeants irresponsables, incapables de se mettre d'accord sur un cap à tenir.)

Pour mettre en relâche au point fixe, il suffit de donner des impulsions aux hélices « au moyen des machines qui manoeuvrent en avant ou en arrière pendant toute la durée du séjour » pour éviter la dérive.

- texte de JP Bouvet -

Romans de Jules Verne ayant inspiré mes dessins (de ELG)

Illustrations Hetzel

Images et documents